etwas d'else

o s i e z notes éparses & feuilles envolées

1 - a r c h i t e c t u r e s 2 - s c u l p t u r e s

coupole caracol
x
coupole mapi x coupole tortillarde w coupole cagette BGG x coupole frêne oris
x

triple spirale
w

coupole clématite
w

b u t h i e r
w

coupole BarraGe terrasse
w

coupoles frange verte

coupoleBG rouge & or
w

coupole téton mouzgoumw l'oeuf lumièrew coupole BG bambou
coupolebambou

coupole du drac à Vif
w

coupole des castorsw coupole de Belmont
coupole
coupole BG utopia w spirale du ruisseau d'Oris
oris
coupole arlequinw


 

le jeu des réflexions :
ces pensées qui viennent "sous la main"

penser passer
de l'objet à l'espace

***

2007
osiez : une ligne qui devient surface - une surface qui devient espace ...

écouter
Lesco-parentoen 2 (le sacrifice de l'arbre - JRouch ?)

vicarience > substitution > habileté

***

lu :
Francis Hallé - éloge de la plante - pour une nouvelle biologie

entre autres : tanin > plasticité ou fluidité (génétique) &
le gène controlerait la constitution (chimique) mais pas la forme de la plante (hyp.)

insister sur la diversité & variation
comme mécanisme de survie & de progression - à l'opposé de la standardisation & de l'unicité

***

2008
début avril déjà...
promenade avec Laps au champs de saules sur Drac - tressages.
(pendant ques tous les copin-copines étaient au "salon du bois", nous on jouaient aux indiens dans une réserve...)

on les repère de loin à leurs chatons jaunes qui illuminent le paysage.
on tente aussi diverses trans-plantations...
si on était aussi intelligents qu'on le prétend on saurait aussi traiter avec Edf comme on apprend à traiter avec le rythme des saisons & des êtres vivants...

sous un ciel blux & blanc qui palpite d'un vent N-O si clair & frais...

***

intuition :

ce n'est pas matériellement qu'on peut essayer de changer le monde, mais logiquement.

la matérialité n'est qu'une conséquence de nos manières de penser...

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2009

on travaille les équilibres subtils / fragiles
cette fragilité (ou son contraire) ne dépendant que d'une sorte de volonté de celui - celle - qui manipule. soit-il soit-elle soit-on (se considère-t-on) acteur ou spectateur.

le challenge cet hiver (puisque la saison des osiers s'arrête aux premiers bourgeons) serait d'implanter une douzaine de coupoles dans divers endroits - tester à la fois les techniques & les configurations.

comme point fixe on aurait la terre avec tout ce qui y pousse (y vit) - l'incontournable dialogue entre nature & culture.
comme axe on prendrait les sciences, les arts & métiers & habitudes (les savoirs-faire)
le but (l'étoile) ce serait d'envahir discrètement l'espace public (ou pas) avec des petites choses qui suscitent des questions & des sourires...

 

pour l'instant ça marche sur tout types de population en tout types d'endroits
avec divers types de matériaux & de temporalités mais toujours avec la même
techné...

matériaux-fonction donc :

peuplier - écorce - liège sculptable
peuplier - bourgeon - propolis (abeilles) - colle isolant antiseptique

bouleau - écorce - surface, revêtement - hydrofuge

saule - tige - structure

chêne - amadou - feu...

mi-fébrier

nettes évolutions ces jours-ci

en direction de l'espace & des pouvoirs publics

- demandé RDV à un gestionnaire esp.verts de la ville (mr Ginet(te) pour lui poser qq questions sur leurs stratégies pour le parc arlequin. j'envisage de lui demander de me replanter une bambouseraie à portée de main - il s'est décommandé au dernier moment cause grippe. j'attends.
- demandé au concierge de l'immeuble rue constantine derrière l'ensag si je pouvais transplanter qq saules dans ses plates-bandes. il a acquiéssé en m'en indiquant d'autres où je pourrais aussi.... voire aménager ?

 

- du milieu des arts alternatifs (ou associatifs)

les rencontres BG s'avèrent fructueuses & plaisantes. magiques même parfois ( ). Trés droles aussi quand on y pense : non seulement on m'accorde un atelier - que je remplis aussitot (coupole bamboux) - mais je déborde sur l'escalier (coupole teton ? ou mouzgoum ?) & risque meme d'envahir l'espace commun d'ici le déménagement. je me souviens de la querelle du treuil & de l'accès pour les Grosses Pièces lors des réunions l'an dernier & j'ai l'impression que mon inconscient s'amuse à me voir remplir la fonction pour justifier le travail...

on pourrait appeler ça :
" grosses pièces légères... "

***

un soir lkd me montre que dans le second escalier il y a lumière electrique.
le lendemain une nouvelle coupole rouge & jaune d'une incroyable souplesse plastique vient s'y suspendre....
comme c'est soir de sa mis(e) en pièces dans l'ancien appart du 2eme je n'ose pas la laisser étendre ses rameaux tentaculaires dans le passage, mais j'aurais dû : on découvre qu'au delà de nos motivations & nos légendes personnelles, la matière & l'esprit de nos démarches respectives sont étonnament proches.ce qui explique beaucoup de choses...
elle va meme jusqu'à organiser son espace en spirale !
est-ce conscient ?
révélation en tt cas.

***

& de la botanique expérimentale

première cueillette de bourgeons de peupliers pour tenter de redécouvrir le secret des abeilles (pro-polis ?),

les plants du jardin d'hiver arlequin commencent à bourgeonner. je me retrouve presque malgré moi avec une pépinière qu'il va s'agir de transplanter d'ici le printemps. peut être une saison de tressage vivant ?
d'autres plants pointent aussi dont ma première glycine (issue de celle de grimm). ce qui me fait penser qu'il va probablement y avoir rencontre/fusion entre cette action OSIEZ & celle du Jardin Expérimental...
peut etre une extension pacifique d'une 3eme :
le plant VGpirate. (je n''en dis pas + pour l'instant)

***

printemps 2009

est-ce
ce qu'on fait ? ceux pour qui ? ceux avec qui ?
qui fait que... ?
ou bien ceux qui viennent ensuite ?

ou ce qu'il en advient ?

***

visite de l'expo vannerie en trièves - à mens.
on y apprend notamment qq détails techniques, qq outils & plein d'autres fibres à tresser :
viorne (?) & ronce - à trouver, à essayer...

***

à développer

la notion de profusion
de quel matériau dispose-t-on en grande quantité & qui n'a quasi aucune valeur marchande ?

nature/culture (tension entre)

***

laps dit : "l'art est un langage".
je dis non : lorsque ça devient un langage, l'art cesse d'être contemporain pour devenir académique.

ou cesse d'être intuitif pour devenir conscient...?

cataldo dit : "ta démarche c'est celle de la vie".
je dis non : c'est aussi bien celle de la vie (la constructibilité) que de la mort (la périssabilité)

d'où construire avec la fragilité...?

***

une spirale ne serait que
l'instant d'une forme (hyp.)

 

 

 

le jeu des références :
comme définir un territoire, l'arpenter, y poser des jalons, y faire des rencontres...
"Hundertwasser invente des paysages qui montrent le monde tel qu’il devrait être, plus beau, plus heureux, plus utopique :
« Je voudrais que les architectes s’en inspirent pour créer une  architecture libre et chaotique
comme les villes arabes des mille et une nuits
ou comme les habits bariolés des hippies .»

L’architecture produit aujourd’hui des espaces inhabitables. »
Il faudrait démolir les constructions de Mies van der Rohe, du Corbusier, du Bauhaus…qui sont devenues moralement insupportables.
Les architectures saines de notre époque sont
• Les édifices de Gaudí
• Les constructions du Jugenstyle
• Le palais du facteur cheval
• Les constructions spontanées des bidonvilles et favelas
• Les maisons paysannes et celles des populations primitives
• Les cabanes de jardin
(...) la spirale irrégulière qu’il appelle « développement spiraloïde ».
La spirale est la référence au déterminisme biologique végétal, la ligne organique par excellence qui permet de lutter contre l’automatisme de la ligne droite et de l’abstraction géométrique. "
« La spirale comme je la conçois est une spirale végétative, avec des renflements où la ligne s’épaissit  ou s’affine un peu comme la coupe d’un arbre. »
« Ma spirale pousse et meurt comme les méandres d’un fleuve, sous la loi de la croissance des plantes. Je ne force pas son développement mais me laisse conduire. »

(pdf anonyme trouvé sur www.ac-nice.fr)

* * *
"...Le seul moyen qu'a trouvé
Gaudi pour obtenir la forme recherchée, fut de retourner le problème :
il laissait pendre des filets convenablement lestés, accrochées aux points hauts de sa structure.
En rigidifiant le tout et en le retournant, il obtenait le modèle de ses voûtes, sans aucun calcul.
La méthode est originale mais très laborieuse. Et en l'absence de plan, tout reposait entièrement sur ce que Gaudi avait en tête...."

citation :
Juan Bassegoda Nonell,à propos de gaudi :

"Il s'était aperçu que les architectes n'utilisaient que des formes qu'ils ont pu dessiner auparavant avec deux instruments :
l'équerre et le compas.
Au cours de toute l'histoire de l'architecture les formes des édifices ont été créées à partir de ces deux basiques
qui permettent de dessiner des cercles, des triangles, des carrés ou des rectangles,
qui dans l'espace se convertissent en prismes, pyramides, cylindres et sphères,
qui donnent lieu aux piliers, aux toitures, aux colonnes et aux coupoles.
... il vit clairement que ces formes géométriques simples ne se trouvent pratiquement jamais dans la nature,
qui, d'autre part, construit d'excellentes structures,
accréditées par de larges siècles d'efficacité.
La structure d'un arbre est d'une perfection rare, bien plus complexe et plus aboutie que les structures créées par les architectes ."

* * *


nids suspendus (pas retrouvé d'archive sur ces nids d'hirondelles (?) en spirale,
aperçus dans une expo de musée des arts & metiers)

* * *


bien sûr.
bcp de gens y pensent en voyant les coupoles & les tressages,
pourtant celui-ci n'est pas suspendu...

* * *

w

* * *

" En 1931, Calder entreprend une série de sculptures composées d'éléments mobiles indépendants
(...) les baptise mobiles, jeu de mots sur le double sens du terme en français : mobile et mouvement.

Dès 1932, il commence à créer des œuvres suspendues qui se balancent et muent à l’air.
De nos jours, cette forme artistique ne surprend personne.
Mais les mobiles de Calder sont considérés en leur temps comme une importante avancée artistique qui contraste profondément avec les formes sculpturales statiques.

Les premiers mobiles d'Alexander Calder sont composés de pièces de bois sculptées ou de morceaux de métal qui, reliés par du fil de fer,
pendent de supports horizontaux interconnectés et suspendus au plafond. " (MYart)

mais avec quoi pensait-il ? un fer à souder & du fil de fer ?

* * *

" La spirale, forme de pensée de la création :
le Monument à la IIIe internationale de Tatline et sa réception dans l'art du XXe siècle
ZIMMERMANN Tania (1) ; ZIMMERMANN Michael F. ;

Résumé / Abstract
L'esquisse de Tatline pour un Monument à la Troisième Internationale (1919) est à la fois une tour qui montre les éléments de sa construction, et une double spirale.
La première partie de l'étude présente la spirale comme motif originel de la signification.
On analyse d'abord la préhistoire de la spirale en tant que forme de pensée pour le symbolisme russe et la théorie politique du matérialisme dialectique.
Tatline a généralisé cette forme-pensée de la spirale pour en faire un schéma universel dans lequel convergent à la fois la croissance naturelle et culturelle et le progrès technique et politique.
"

et

"La spirale en tant que « forme de pensée » (...) La « forme de pensée » est davantage qu’un symbole. Plutôt que de décrire une idée, elle décrit le cours de la pensée progressant dialectiquement à travers thèse, antithèse et synthèse. La « forme de pensée » vaut ici comme schème universel, dans lequel le cours de la croissance naturelle et le cours des progrès culturel, technique et politique se fonde..."

http://www.item.ens.fr/index.php?id=223367

* * *

...trouvé au rwanda

 

aussi du côté imaginaire :

et du côté réel :

* * *

Marcel Kalberer
"...invente des structures végétales vivantes, faites à partir de branches de saules.

Marcel Kalberer a eu l’idée de réaliser à partir de 1984 des structures végétales souples obtenues
à partir de branches de saules plantées dans le sol.
Il s’inspire en cela du système de construction en roseaux tressés utilisés il y a plus de 5000 ans par les Mésopotamiens pour bâtir leurs habitations.
Afin d’ obtenir ces constructions naturelles et évolutives, il plie et assemble les branches de saules. "

WEIDEN DOM saule cathédrale - Marcel Kalberer & Sanfte Strkturen - Schwerin IGA park - Rostock

 

Qu'est-ce qu'un arbre têtard ?
Un arbre têtard, ou trogne, est un arbre régulièrement taillé régulièrement de manière à former une « touffe » de branchages au-dessus d'un tronc relativement cours. La taille pratiquée consiste en un étêtage qui peut être réalisé tous les ans ou tous les 2 à 6 ans. La coupe brutale et régulière de toute la « tête » de l’arbre favorise l’apparition de bourrelets cicatriciels et la mise en activités des bourgeons dormants qui forment ainsi par leur croissance l’apparition de broussins (touffes).

 

 

 

 

 

 

 

o s i e z

1 - a r c h i t e c t u r e s
2 - s c u l p t u r e s

 

 

de la terre jusques aux ciels
de l'ange à la pesanteur
de la pureté des lignes jusqu'à la gadoue
allez
retour

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pygma una
déc X - saison 2 - essais d'habillages en terre - paper
affronter la lourdeur, chercher à saisir avec les mains toute cette complexité entre la fibre & le fil, du tendon à la peau, plonger dans le matériau hybride - métissages - - -

toujours des équilibres & de la fragilité mais ce coup-là il s'agit de passer de la légèreté suspensive & mobile à la lourdeur statique (la statuaire)

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le verbe mobiliser (les mains, le ragard, l'équilibre...)
réponse au verbe solliciter de LKD
(des gens, des regards, des actions...)

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une chose semble se dessiner aussi, c'est le nécessaire inachèvement - martin & victor disaient que ce sont des statues vivantes - oui mais aussi vouées à la mort & entre les deux...

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travailler la malléabilité de la glaise (la matière faite douceur de la main)

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entre les femmes qui poussent, celles qui s'enduisent, s'alourdissent ou se figent dans la terre, au-delà j'imagine qu'on pourrait y mettre le feu intérieur... (cérémonie payenne ...?)

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j'imagine aussi depuis longtemps d'en faire une intitulée "please kill me" d'après une scène traumatique de alien2 (reprise-citée dans alien4) - ce serait un haut-relief plutôt qu'une statue & peut-être intégrant de l'electronique à la terre & aux tressages...

une autre ambition aussi : faire des oeuvres saccageables...

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pygma de l'ïle verte - janv XI
un peu mal fichue - torse volumineux - bras & jambes en vrac... pas encore de caractère - mais c'est ça qu'il s'agit de travailler à présent - le travail à la terre de py-1 m'a bien décomplexé par rapport au tressage.
aussi
un lieu où trouver son public : nécessairement passer qq heures dans un lieu public implique d'avoir à répondre aux regards, aux bonjours, aux commentaires des gens qui passent ou se promènent... la + drôle ce jour a dit "oh! elle me ressemble !"

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les sculpteurs - mouleurs - fondeurs travaillent souvent avec un modèle en glaise (malléable) avant de fabriquer la version en dur - ici c'est cette fragilité qui est le devenir.

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un des aspects trés important du travail de la terre c'est qu'il n'est jamais trop tard. de défaire, refaire, reprendre... l'ouvrage est toujours susceptible de redevenir matériau.
par contre une des grandes difficultés c'est qu'il y a un timing pour le faire, une vitesse de séchage dont dépend la plasticité. entre l'instant & la patience...

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à chaque fois qu'une branche casse, je ne peux m'empêcher de dire "ouille!"

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pygmaes - oui je sais aussi pourquoi je fais ça : c'est que souvent quand j'explique ma démarche avec les oisiez on me demande si je traville aussi avec du tressage vivant...?
ok je vais essayer, mais vivant dans un sens + large que simplement botanique; qu'est-ce que la vivance en art ?

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pygma de l'ïle verte - fev XI
disparue ! aucune trace mais le fil est resté avec un joli petit noeud à son extrémité. si c'était un accident, une tempête, j'aurais retrouvé au moins qq branches brisées ou au moins l'anneau qui retient la clavicule... de là à soupçonner un vol... ? (je me souvient d'une dame qui passait un jour & qui a dit " oh c'est joli, je la verrais bien dans mon jardin..." mais tout de même !) - c'est un peu rageant parce qu'elle commençait à prendre un peu de la gueule. mais ce serait aussi presque flatteur...

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encore une remarque anodine de Lkd qui resonne longuement : la différence entre représentation & figuration....
figua ti ! cette nuance me donne une telle liberté...

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rêves-délires : réunies dans une expo, ces pygmaes, alors le titre serait "& toi, qd tu seras mort, tu préfèrerais produire du Co2 ou de l'humus ?"

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je m'entends répondre de ces choses lorsqu'on me demande ce que je suis en train de faire : "...je ne sais pas, peut être un épouvantail si tout va bien..."
et si tout va mal ? une corbeille à papier ?

un peu plus tard un homme à l'accent anglais " c'est vous qui avez fait l'autre figure un peu + loin ? c'est sympathique & c'est une bonne idée d'en faire plusieur au long de la gigue..." ah ben oui tiens... bonne idée, mais c'est lui qui l'aura eue...

***

12 mars XI - mauvaise pioche - même si c'est le risque que je questionne en laissant des "oeuvres" dans l'espace public, c'est toujours un peu rageant d'en constater la disparition 1 - de la petite spirale de la zone d'aventure 2 - de la pygma 20 dans un autre jardin que je croyais discret. le + frustrant c'est de ne pas savoir le qui comment pourquoi ? entre le pur vandalisme, le kidnapping egoïste & le nettoyage des services de la propreté urbaine, les hypothèses restent...en suspens !

***

printemps XI
une femme m'interpelle sur la place du marché "c'est vous qui avez fait la dame qui est suspendue là-bas...?" hein?! explication : sa soeur habite l'immeuble qui domine la façade où j'ai suspendu la pygma 21 . mais comment elle sait que c'est moi ? elle m'aurait vu l'installer...? bien sûr "c'est beau...etc"

***

je sais où son mes mains, je ne sais pas comment les atteindre, sans les voir, au toucher. je crois que toutes vos questions et vos histoires, de l'art & de ce qu'on peut en dire, m'interessent beaucoup moins que mes petits problèmes quasi-techniques de souplesse d'une branche, de poids & d'équilibre d'une sculpture, de façonnage d'une attitude corporelle...

je crois que la matérialité du faire me libère l'esprit au-delà des mots pour le dire...
je sais où sont mes doigts mais ne les ai pas encore dénombrés, je les cherche à travers ce que je fais (avec peut être juste une autre digitalité dénuée de clavier...)

***

l'immense liberté que j'ai par rapport aux artisants vaniers c'est que je peux à la fois découvrir & déconstruire la standardisation du matériau,& par là porter la question de la régularité de l'objet. chaque branche est prise dans sa singularité, & donc chaque forme, chaque force, chaque aspect & chaque objet donc...

***

ne pas laisser là les réflexions qui germent sous la main & les yeux :
et si jesus était une femme ?
si dieu le père n'avait eu qu'une fille unique (pygma 35) ?
la réflexion vient de plusieurs observations & commentaires anodins de gens qui la voient
(personnellement je n'y aurais pas pensé) mais
pourquoi pas aussi accepter cette vision-là ? en jouer...

***

j'essaie à chaque nouvelle entreprise d'éluder l'habitude
tout en conservant le savoir-faire.

Je commence avec une idée, & dès les premières branches assemblées, elle est contredite.
je me laisse guider par le faire & le savoir tâche de suivre...

***

je viens de comprendre ce qui fait l'appellation "artistique".
ce ne sont ni les objets produits, ni le savoir-faire ou la démarche,
mais cette liberté qu'on t'offre & qui permet d'imaginer des choses auxquelles personne n'aurait songé sinon...

***

je fais de la couture, parfois de la dentelle entre land-art & street-art, entre arts savants & arts populaires, entre art & artisanat...

 

 

 


 

le jeu des références :
n'en connaître qu'une seule serait se reconnaître comme élève, n'en invoquer que qq unes serait s'inscrire dans une tradition, en évoquer de nombreuses & diverses c'est tisser un maillage dont on devient soi-même un point, c'est dessiner un territoire...

depuis que j'ai commencé à les torcher d'argile, la première référence qui vient à de nombreuses personnes est celle d'Ousmane Sow bien sûr,

& des aborigènes d'EPErnest,

mais le domaine est vaste & au hasard des curiosités on pourra rencontrer

les sculptures de fil de fer de antony gormley

ou celles de C.Meyer,

et les bois flottés de rodolfo abella,

et cette fille qui tresse avec des lianes de clématite, veronique mateudi ...

les tressages d'osier d' alastair heseltine, du réseau faye billot

et les sculptures sous-marine évolutives de JdC taylor

puis l'art délicat de l'équilibre de Miyoko Shida

 

Shouchiku Tanabe - tressages de paille ?